Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/02/2006

Autour de Carré noir

Mon dernier manuscrit achevé s’appelle Carré noir… Envois en série depuis quelques semaines aux différents éditeurs pour une fois encore tenter de décrocher le pompon… Mes deux précédents livres déjà présentés ici ne sont édités que sur le web via l’éditeur en ligne manuscrit.com (relayé par Amazon et Chapitre.com) qui les diffuse sous format papier ou fichier pdf mais cela s’avère totalement insuffisant sans support promotionnel derrière. Que dois-je faire pour qu’enfin un éditeur « traditionnel » accepte de m’éditer ? Peut-être raconter une biographie fictive dans laquelle je révèlerais mettre fait violer par un dealer pédophile néonazie occupant naturellement des années plus tard une place importante au sein du gouvernement ou du monde artistico-médiatique ? Sans doute… En attendant, et en espérant ne pas trop vous décevoir, voilà une présentation succincte de Carré noir

 

 

medium_laffoley_orgone_motor.8.jpg

The Orgone Motor, par l'architecte et peintre Paul Laffoley

 

Comme le précédent livre, Carré noir est un roman plutôt baroque. Il y est question en particulier d’un écrivain en manque d’inspiration (…) qui va entrer en contact avec un étrange groupe, la loge du carré noir… Ses membres suivent une forme d’enseignement inspiré du suprématisme, le mouvement philosophico-pictural fondé par le peintre Ukrainien Kazimir Malévitch ( 1878-1935).

Le suprématisme vise à créer une peinture absolument non objective. C’est à dire une peinture qui ne cherche pas à représenter les objets de la nature, de la réalité… Malévitch s’intéresse plus au rapport qui s’instaure entre les signes et cette réalité. Il vise le « zéro des formes » ou encore l’origine même de l’existence et de l’Etre. Démarche illustrée entre autre par son fameux quadrangle noir représentant un carré noir sur un fond blanc.

 

 

L’élève dissident de Malévitch (là commence la fiction) à l’origine de la fameuse loge s’inspira à son tour du suprématisme pour faire reculer encore davantage les limites de l’abstraction dans l’art en fondant le trans-nihilisme, une nouvelle approche qui pousse ses partisans à expérimenter des techniques de stimulation de la créativité quelque peu extrêmes comme le héros du roman l’apprendra à ses dépens.

La quête poursuivie par Malévich et ses continuateurs étant universelle elle conduira l’écrivain déstabilisé sur les chemins d’autres chercheurs d’exception attirés eux aussi par cette fameuse source. Le savant Nikola Tesla (1856-1943) et son concept « d’énergie au niveau zéro »qui rêve d’alimenter la planète entière depuis une source d’électricité inépuisable ou encore le psychanalyste iconoclaste Wilhelm Reich (1897-1957) qui en étudiant les mécanismes de l’orgasme découvre l’orgone, et aussi tous ces inventeurs plus ou moins pittoresques et allumés qui tentent de poursuivrent les travaux restés inachevés de ces hommes d'exception à la réputation souvent très controversée.

 

Nikola Tesla 

 

 

 

 

 

 

La métamorphose de Kafka…

L’art n’est pas la simple reproduction de la nature, il est le lieu des métamorphoses. Celle de l’objet envisagé, mais aussi celle du créateur lui-même. A travers les mots, l’écrivain-insecte s’aventure vers l’infiniment petit, le subtil, l’abstrait… Au-delà du monde des objets, des simples étants, vers un Néant qui n’est pas simple synonyme de nihilisme, de déchéance, mais qui est aussi l’Etre qui se dévoile à travers tous les étants, une source, un « faire venir de la terre » comme l’a dit Heidegger. Un fond inépuisable qui fait de l’œuvre non plus un simple objet mais un monde.

 

  Wilhelm Reich et son cloudbuster censé influer sur le climat en captant dans l'atmosphère cette énergie universelle qu'il baptisa l'orgone

 

Tête de paysan, 1928-1932 (K. Malévitch)

 

 

« Nous avons atteint au rejet de la raison, mais nous avons rejeté la raison en nous appuyant sur le fait qu’une autre raison a grandi en nous – par comparaison avec celle que nous avons rejetée, nous pouvons l’appeler au-delà de la raison – qui, elle aussi, est régie par une loi, une construction, un sens et ce n’est qu’en la comprenant que nous atteindrons une œuvre fondée sur la loi de cet « au-delà de la raison »

K. Malévitch, Lettre à Matiouchine, juillet 1913

 

 

  « L’homme-forme est un signe pareil à une note, une lettre, c’est tout. Il frappe à l’intérieur de soi et chaque coup vole dans le monde »

Kazimir Malévitch, Sur la poésie.

 

 

Pressentiment complexe ( demi-figure à la chemise jaune) : « La composition est fondée sur la conjonction d’éléments, de la sensation du vide, de solitude et de désespoir dans la vie. »

Kazimir Malévitch

 

 

24/02/2006

Seuls les presbytes...(quatrième de couverture)

 On y parle de la mort, de problèmes de vision et de diverses questions d’ordre existentiel, métaphysique ou artistique, à travers l’étrange rédemption d’un petit tueur à gage.

C’est un roman à la fois, initiatique, philosophique et déjanté… Mais s’il ne fallait garder qu’un seul terme pour le résumer, je crois que je dirais plus volontiers : déjanté. Un texte profond ou superficiel selon la distance à laquelle vous le lirez et la nature de vos problèmes de vue.

Une dernière précision. Si il est vrai que les presbytes ne peuvent pas voir la mort de près, en revanche, une simple paire de lunettes leur permettra aisément de lire ce récit.

 

Max Lector, Seuls les presbytes ne peuvent pas voir la mort de près Ed Le Manuscrit, 2003

Acheter ce livre

 
 

                                                      

                                          

 

22/02/2006

Apesanteur (extrait 1)

 

medium_golconde.2.jpg  


 

 Au petit matin il y a une forme d’ouverture. C’est rose, nacré, ou bien d’un bleu très délavé traversé de veines blafardes.

Un sentiment ou peut-être une émotion. Ça me traverse un court instant, ou plutôt non, ça se déplace, là haut, en suspension, ça traverse un peu plus haut que le faisceau de ma conscience. J’en perçois juste quelques reflets, des retombées. Indirectement, et pourtant c’est très intense…

On s’oublie et le monde change lui aussi. Comme les deux pôles d’une même tige, deux poids opposés aux extrémités d’une balançoire. Pas d’effet possible sur l’un sans que l’autre ne bouge aussi.
C’est bizarre… mais agréable. Une sorte de courant électrique qui dessine des motifs complexes sous la peau. Une sensation rare, étrange, le sentiment de vivre un moment très particulier, projeté très loin dans l’ailleurs.
Il faudrait vivre très longtemps dans cet état pour parvenir à le décrire correctement. Pour que d’autres puissent voir aussi…
C’est un privilège, ou une punition. Ça n’a pas vraiment d’importance. Un moment rare, en tout cas, une étoile de lumière qui scintille sur un cristal de neige. Un détail, infime, une poussière de matière, un flux et reflux qui s’étire à l’infini et pourtant ne dure pas. Une expérience du paradoxe. Une fuite ou peut-être une chute. Un basculement en tout cas ! Une façon de chavirer dans l’océan sombre et déchaîné qui ne demande qu’à vous absorber tout entier et à disloquer des membres humains dans un entrelacement de forces antagonistes.
C’est un combat, mais il n’est que pensé, simulé, suggéré. Une image de la mort qui doucement descend du ciel comme une feuille jaunie se détache de l’arbre. Les mots servent à décrire cette expérience mais leur mouvement est trop lent, ils s’enlisent, ils ont du mal à avancer plus loin, dans cette zone de silence où tant de voix pourtant me parlent. Je perçois leur écho lointain et proche à la fois, leur va et vient comme des vagues prêtes à me submerger.
Je m’en fiche. Je n’ai plus besoin de respirer, je ne suis qu’un souffle qui ride la surface de l’eau.
Je flotte à la surface. Comme le bouchon de liège je m’enfonce, mais pas trop et pourtant, en dessous, très profond, j’entends les voix qui m’appellent… Je les entends qui hurlent. Elles veulent que j’écoute, que je partage leur souffrance, mais moi je ne suis pas sûr d’avoir envie.
Je fais la planche et j’attends que le vent clément me pousse doucement dans la bonne direction. C’est facile de se laisser porter, transporter comme s’il n’y avait plus rien d’autre à faire. La souffrance s’est effacée, avec discrétion et le jour qui pointe commence à darder ses rayons porteurs de vie.
Mais des ombres continuent de circuler, en dessous. Elles me menacent. Elles sont dangereuses et elles le savent. Elles portent la mort en elles, comme des poisons très virulents que ma peau trop lisse attire.
Ce sont des sangsues qui ne dévorent que la substance des âmes, qui pénètrent en elles et les vident comme on gobe un œuf !
Il faudrait se protéger, mais comment ? Comment attraper une ombre ? comment l’enfermer dans une cage, comme un fauve ? Je n’y arriverai jamais ! Mes mains tremblent. Je commence à avoir froid. L’eau est si fraîche par ici, en pleine mer, au milieu de nulle part…
J’hésite longtemps… et puis finalement, je décide d’ouvrir la bouche, de prononcer, d’articuler, pour que mes paroles énigmatiques fassent peur aux démons. Pour que le monde de l’ombre se sente à son tour troublé, qu’il ne sache plus si ses forces ne l’abandonneront pas au moment de l’assaut final.
Je me débrouille pas trop mal en fin de compte. J’en suis tout ému. Ma voix me parvient avec un léger décalage et dans l’intervalle je perçois ses vibrations qui traversent mes os. Cela me fait du bien, une sorte de massage, depuis la nuque jusqu’aux pieds.
Une circulation s’instaure, un flux, un liquide s’écoule à l’intérieur de moi. Ma cage thoracique est une drôle d’amphore et à l’intérieur, je perçois ce fluide qui coule plus librement.
L’eau est l’élément primitif, une origine, un point d’où émerge la matière solide, plus compacte, presque plus réelle. Celle qu’on peut serrer entre ses doigts. Celle qui oppose une résistance, un rocher sur lequel viennent se briser les vagues.

J’ai une vague en moi. Tout le temps… Quelque chose avance, s’élève puis retombe. Un désir de s’affirmer, de se rapprocher du ciel, puis le sentiment d’échec qui succède. Ce n’est pas triste. C’est un cycle presque naturel. Une habitude. On l’aperçoit une fois et puis la fois suivante c’est déjà plus banal.
Ça reste curieux quand même, malgré la répétition… C’est une sorte de rythme intérieur, une horloge biologique peut-être, ou quelque chose de ce genre. Ça s’arrête puis ça repart, et ainsi de suite, à l’infini. En fait… ça ne s’arrête jamais vraiment. Comme les contractions du cœur ou les mouvements respiratoires. La vie ne sert à rien, mais elle est quand même là. Elle persiste, s’acharne. Peu importe si elle dérange, elle est têtue, obstinée. Ça m’embête parfois, cette routine… vivre toujours, hier, aujourd’hui, encore demain. Mais on s’y fait à la longue… C’est pas si mal. Ça donne le temps d’apprécier la chose, de se poser quelques questions, se demander « pourquoi » et « comment ». Les réponses ne viennent pas facilement. Il faut plonger les bras profondément dans la vase et fourrager avec les doigts, gratter le fond, chercher inlassablement. Parfois on découvre quelque chose, on tombe sur un objet plus dur, une forme géométrique, quelque chose de différent ! On pense aussitôt à un joyau, un trésor oublié, une clef pour ouvrir toutes les portes. C’est miraculeux ! presque inespéré ! Et puis la déception : ce n’est en fait qu’un caillou. Un vulgaire caillou, poli par le temps, inanimé et sans mystère !

Ça fait mal au début, de se cogner la tête contre un mur. De se dire « Ah, j’en suis toujours là alors ? au même point, ou même peut-être pire qu’avant, sur la pente en train de glisser, doucement mais sûrement … »
Oui au début c’est pénible de souffrir, tout le monde vous le dira. Mais avec l’habitude à ça aussi on s’y fait.
Une routine de plus, un engrenage bien huilé et qui est prêt à fonctionner des années s’il le faut. La vie est bien pratique, dans ces cas là. Tout est bien foutu, tout est bien organisé pour qu’on puisse oublier. Comme la petite musique dans les supermarchés qui fait oublier qu’on a besoin de rien, qu’on ne désire rien… Rien de ce qui est proposé là. Mais on oublie ça, on l’oublie, on consomme et ça aide. On fait comme les autres, ça aide aussi, se couler dans la masse. Se réchauffer dans la forêt drue de l’anonymat collectif. Parfois pourtant, il y a un dérapage. Ça râpe, ça ne peut plus passer. On s’étouffe, on manque même d’y passer tellement le choc peut être brutal.
Un genre de réveil brusque, au cœur de la nuit. Les yeux sont grand ouverts soudain. Il fait noir, mais mes yeux sont grand ouverts et je vois… enfin, ce qui m’arrive, pourquoi je dérive comme un rameau de branche pourri. Moi aussi j’ai perdu mes racines. Difficile de marcher sur un sol liquide, instable, plein de trous, de failles, de fractures. Cela n’arrive pas souvent que l’on puisse trouver un îlot à peu près stable pour pouvoir s’y reposer un peu. De toute façon c’est une illusion. Les deux : l’îlot stable et le repos. Rien n’est jamais vraiment immuable et même la mort n’est peut-être pas un repos. Le néant n’est pas reposant. Tant de choses peuvent le traverser qui ne rencontrent aucune résistance ! On a pas fini d’être emmerdés !
 
C’est formidable d’écrire… C’est formidable mais on s’en lasse. Comme de tout. Et puis écrire sur quoi ? A la longue on ne sait plus trop. Sur le temps qu’il fait ? Le soleil brille, je suis triste. J’ai mal au ventre, j’ai encore vomi. C’est l’heure d’aller travailler, c’est l’heure de rentrer, c’est l’heure de se coucher. Ma montre ne marche plus, je dois acheter des piles… On comprend que ça soit lassant à force. Le quotidien. Les petits plaisirs du quotidien. Les petits ennuis du quotidien. La grandeur des petites choses du quotidien. Le quotidien transfiguré, transcendé, magnifié, sublimé ! Le quotidien : quel mystère ! les heures qui passent. La terre tourne, le soleil se lève, se couche. Les nuages traversent le ciel, la pluie tombe, ou ne tombe pas. Je suis heureux aujourd’hui ou malheureux demain. Je m’interroge sur le sens de ma vie, m’endors devant la télé. Je m’interroge sur le goût de mon steak. Une inquiétude vient gâcher ma bonne humeur. Trop cuit ? Encore !…
Drame de la vie ordinaire. Mais les drames ne sont jamais ordinaires dira-t-on ? On dira ce qu’on voudra, et surtout ce que l’on aura mille fois entendu, et que l’on répètera. On pensera par soi-même, avec l’aide des autres, pour être sur de ne pas se tromper. L’authenticité ça se travaille. J’ai vu une émission sur ça à la télé l’autre soir, je sais de quoi je parle, sans quoi je n’écrirais pas ! Je ne suis pas un irresponsable. Je veux aider mes concitoyens à améliorer leur vie. Je cultive l’altruisme parce que ça réduit les risques de cancer. C’est statistiquement prouvé ;

 J’ai bien digéré aujourd’hui et ça me donne envie de philosopher. Le ventre une fois plein, la tête peut prendre le relais. A chaque organe sa fonction ; quand les choses sont bien ordonnées pourquoi ça ne fonctionnerait pas ? Il n’y a pas de raison… C’est justement ça qui est parfois désolant : il n’y a jamais de véritables raisons aux choses. Que des faux semblants, des histoires qu’on nous raconte pour calmer l’angoisse, pour ne pas trop gaspiller d’argent en anti-dépresseurs, en alcool ou en molécules chimiques plus illicites. La science, la religion, le civisme, la responsabilité politique, l’âge adulte, la maturité, tous ces mots ennuyeux qui sont faits pour nous plaire, nous apporter le bonheur, faire de nous des êtres accomplis. « Tu seras un homme mon fils ! déclare le père à son enfant. Evidemment, il ne va pas se transformer en petit chien ! Même s’il fait beaucoup de bêtises, qu’il rate son bac et se teint les cheveux en vert avant de fonder une famille de cinq enfants et d’aller pointer au crédit Lyonnais.

Max Lector, Apesanteur ed Le Manuscrit, 2002  

02:55 Publié dans Apesanteur | Lien permanent | Commentaires (2)

Apesanteur (résumé)

 

Quand le déséquilibre s’installe. Quand la faille s’accroît… Un parcours de vie qui se brise. Une distorsion de l’âme et des sens.

Déchiré dans la chair comme dans l’esprit. Comment décrire ? Comment plonger en soi, s’immerger et tenter de comprendre en peignant la toile irrationnelle des profonds abîmes de l’inconscient ? Par l’art de l’écriture lentement se recréer…

C’est le projet qui porte ce récit. Comment apprendre à gérer cet état permanent de malaise qui gangrène l’âme ?

L’état d’apesanteur peut se décrire ainsi : un équilibre dans le déséquilibre. Un déséquilibre troublant, mais qui évite la chute fatale. Une suspension magique du temps par le biais de la transe poétique…

Le verbe créateur comme vecteur force pour ébranler l’écorce rocheuse de l’asphyxie psychique.

 

Max Lector, Apesanteur Ed Le Manuscrit, 2002 

Acheter ce livre

medium_magritte3.jpg

02:35 Publié dans Apesanteur | Lien permanent | Commentaires (0)

21/02/2006

Seuls les presbytes ne peuvent pas voir la mort de près (Extrait 1)

medium_eski.5.jpg

                                     The Residents

 

Les doigts crispés sur le stylo-bille, j’écris. Je m’habille parfois de mots habiles qui me permettent de me défiler. Les mots, toujours les mots. L’émoi devant les mots qui jaillissent de ma bouche pourtant muette grâce au sang noir qui dégouline constamment de la pointe du stylo.

Je sais… Je sais que je dois dire les mots dans un langage qui est seulement le mien. Le tien aussi parfois, quand nos regards se croisent... Les mots contre l’ennemi. L’emmurer, le tuer ! Lui crever les yeux avec les pics du langage hérissé. Devenir méchant. Devenir très rugueux et déchirer l’autre peau qui se frotte à la mienne. L’autre respiration l’étouffer. Couper court à tout autre discours que celui émanant de mes pores suants. Ne pas tendre de piège. Non. Pas la peine de creuser sous ses pieds un abîme. Pas nécessaire de poignarder dans le dos. Juste ouvrir la bouche et souffler les flammes de l’enfer sur le visage étonné, trop surpris pour prier les idoles obsolètes aux regards déjà absents.

Ne pas chercher à plaire, à déplaire, à se complaire dans un jeu ennuyeux avec des chiens au museau trop teigneux. Interlocuteurs imaginaires… Ne pas faire l’artiste, la star, le numéro dans le système avec le petit tour de piste. Pas de beaux costards, de regard inspiré, de longs discours… Pas de poignées de mains avec des nains (ceux qui mesurent un mètre quatre vingt). Pas d’approximation. Du travail bien fait. Un cadavre soigné, respecté mais saigné.

De l’envie. Bien sûr de l’envie. Mais elle est maîtrisée, contrôlée, éjaculée en petits jets serrés. De l’amour. Aussi. Mais l’âme qui s’alourdit, qui devient une pâte molle et dégouline, dégoûtante, le long des tempes encore tièdes…

J’aimerais jouer à ce jeu. Dans cette béance me glisser... Dans le noir, dans la nuit. Explorer mes profonds abîmes. Je suis la cible. J’oscille de droite à gauche, de droite à gauche… Encore une forme d’hésitation. Mais je veux que le monde sache, quitte à ce que ma tête tombe. Je suis… un criminel ! Je découpais dans le lard. Je dépeçais les âmes, rendais les corps cadavériques. Pas de magie. Non, pas de magie. Là, c’est du silence… le temps que cessent les derniers mouvements, désordonnés, et la petite musique trébuche, le cœur se tait… Comme une fleur qui se flétrit et puis qui meurt… en hurlant.

Les escaliers ne descendent jamais assez bas. C’est ça qui est embêtant… L’escalier de l’enfer. Un verrou sur la petite porte. Pourquoi faire ? Les heures passent. Je suis sans traces de moi-même, j’ai dû me laisser en arrière… Négligence. Je piétine. C’est joyeux. Comme les enfants dans la boue, dans les flaques. Moi c’est dans le sang, mais bon… à part ça. Pas de lumière ici. Peu de lumière, mais une odeur très forte. L’envie de vomir ce qui fait qu’on reste encore un être humain, avec une queue entre les jambes pour enjamber les générations. Pour contaminer l’infini. L’infiltrer, le tirer vers soi par petits coups nerveux… J’ai des envies… pas très banales. Une banane ou une tasse de café ne me suffira pas… Aujourd’hui, je voudrais… monter en montgolfière pour pouvoir m’observer dans haut devenir tout petit… et puis disparaître. Me noyer dans l’anonymat des pucerons humains.


 
 
 
 
 

                                Première partie


                                                                                

 

 

                                          1
 
 
 
 
 

Je n’étais pas tout à fait comme les autres. Ceux qui rient tout le temps en se tapant sur les cuisses… Ceux qui veulent regarder le foot à la télé ou tripoter des gros nibards. Je n’étais pas de ceux-là. Ou en tout cas, pas tout le temps… Je traînais le soir dans les squares désertés. Je me posais sur un banc, comme un gros pigeon noir qui ne roucoule plus. J’essayais de penser. Là, au calme, je tentais de retrouver le fil de mes idées.

C’était difficile. Ça n’arrêtait pas de se bousculer. Comme de grands traits noirs et rouges parfois, qui raturent une page devenue illisible désormais. Un chat s’approche. Je le sens méfiant. Il a raison. Il a raison de douter de ma bienveillance. Non pas que je déteste les animaux. J’en suis un. Une espèce particulière… Mon âme m’anime tant que faire se peut. J’étais un gros animal peureux que la vue du sang, pourtant, n’effrayait pas. Bien au contraire…

La nuit était fraîche ces soirs là. Les oiseaux noirs dans le ciel. De petites ombres qui se déplacent. J’avais peur… peur qu’on sache… pour moi. Il fait sombre mais… prudence. Il faut toujours rester sur ses gardes. Les chats de gouttière ne sont pas les seuls rôdeurs. Je me passai la main sur le front. Il était chaud, brûlant. J’avais la fièvre ! Ma pensée en surchauffe. Je savais bien que tout ça n’était pas très naturel. J’esquissais un sourire. Il n’y avait personne mais c’était pas grave. Seulement pour me rassurer… Je souriais aux démons de la nuit. Je leur disais : « voyez, bande d’enculés ! J’en ai rien à foutre. Ça me fait marrer. C’est tout… »

J’espérais qu’ils m’entendaient, qu’ils me voyaient. Enfin, je ne suis pas certain que je l’espérais… Je l’imaginais en tout cas.

Je regarde ma montre : il est tard. Très tard. Ma vie s’écoule, c’est chiant. On le sent mieux à cette heure là. Les vitres sont noires. Derrière, les gens dorment ou bien font l’amour. Mais ça m’étonnerait, je sens ces choses là. Le chat ne cherche plus à savoir qui je suis. Il a bondi de côté et il va reprendre la direction des toits obscurs.

Je suis seul maintenant. Je décide de me lever et de marcher. Un couple descend la rue et arrive dans ma direction… Ça m’énerve un peu de les croiser. J’aime bien être tranquille quand je marche dans les rues mal éclairées en plein milieu de la nuit. C’est la moindre des choses, respecter la tranquillité des autres. Moi je respectais. J’aimais bien observer un cadavre avec son air pincé. C’était un spectacle unique et émouvant. On sait qu’il est là, mais qu’en même temps il n’y est plus. Ouais… un drôle de truc, la mort, quand même. Moi je n’avais pas de préjugés. Je pensais que si on mourrait, en général, ça devait sûrement servir à quelque chose… ou à quelqu’un. Pas Dieu non. Non, lui, de toute façon… Enfin voilà pourquoi j’aimais pas croiser des gens en pleine nuit quand je déambulais au hasard des ruelles. Ça interrompait le cours de mes réflexions et puis ensuite… je me sentais mal. J’avais envie de mordre le ciment des immeubles… Ça m’aurait calmé. Sans doute. Ça m’aurait sûrement calmé.

Ma main me fait mal. Celle qui tient le stylo… Oui j’écris. Comme ça. Des bribes de phrases sans conséquences. Des mots qui se suivent sans toujours s’enchaîner. J’ai remarqué que je me sentais mieux quand j’écrivais. Je pourrais me droguer, mais l’héroïne ça coûte plus cher.

Un soir dans un bar, une femme toute de noir vêtue, avec une minijupe assez suggestive, m’avait regardé bizarrement. Elle avait l’air d’hésiter à franchir le pas. Elle m’avait demandé l’heure… Moi je lui ai répondu que quelle que soit l’heure c’était peut-être celle de nous rencontrer. Elle s’est forcée à sourire, mais j’ai senti qu’elle me trouvait lourd et sans doute un peu barré. En somme, une certaine intuition féminine l’avait avertie que j’étais à la fois dangereux et peut-être intéressant. Je regardais la mousse de mon demi. On aurait dit un nuage posé sur un océan d’urine miniature… Ça m’a donné encore plus soif. Mais le regard de la nana en noir me gênait. Je sentais qu’elle pensait à des choses sur mon compte et ça je ne supporte pas. Je veux dire de la part d’un ou d’une inconnue qui vous dévisage déjà un peu de loin comme ça avait été le cas. Ensuite la même nana est sortie du bar. Moi, je ne sais pas pourquoi, je l’ai suivie. Ou plutôt si, je sais pourquoi… j’avais besoin de me dégourdir les jambes. Et puis ça m’évitait d’inventer un parcours spécialement pour moi. Elle marchait lentement en oscillant doucement des hanches, mais pas trop. Elle avait l’air détendue. Je me suis dit que c’était tant mieux pour elle, parce que moi en revanche, je me sentais un peu sur les nerfs. A la limite du tic nerveux. J’aurais sûrement tressauté si un chat ou un clébard avait bousculé une vielle canette de bière sur le trottoir…

Je ne savais pas quoi faire, alors de temps en temps, quand un petit cul passait par là, je déboîtais et sans vraiment décider quoi que ce soit je me retrouvais un peu plus tard dans un quartier inconnu en train de contempler une porte d’immeuble  vitrée et un interphone couvert de taggues. Les choses étant ce qu’elles sont, je perds un peu le sens de l’orientation parfois. Un autre soir, j’étais ivre mort et j’avais cru un moment que Dieu me parlait ! Ça me paraissait quand même bizarre qu’il répète sans cesse « you know » à la fin de chacune de ses phrases, mais bon, dans un sens, il avait bien le droit de parler comme il voulait puisque c’était Dieu… Quand j’ai retrouvé un peu de ma lucidité je me suis aperçu que j’étais à moitié à poil allongé au milieu des poubelles. Ça sentait un vilain mélange de vinasse, de choux et d’urine. C’était pas le grand luxe ! Et pourtant, comme dans un flash, pendant une fraction infime du temps je me suis vu très distinctement assis à l’arrière d’une Roll Royce blanche dans un costard tout aussi immaculé avec à mes côtés une superbe mulâtre au visage angélique couverte de diamants gros comme des oeufs de pigeon !

Mais le pigeon c’était moi… J’avais la folie des grandeurs. Je rêvais de poubelles trop grandes pour moi. Je me suis relevé, extrêmement fébrile, et j’ai tenté de faire quelques pas. Je me sentais un peu comme l’astronaute Niel Armstrong faisant la découverte d’une planète étrange et sans gravité. J’avais bien du mal à reconnaître la réalité. Pour moi, ça n’était pas réel tout ça. C’était de la merde ! un point c’est tout. Je suis quand même rentré chez moi, une heure plus tard. J’ai fermé le verrou (la serrure avait été forcée à plusieurs reprises et ne fonctionnait plus très bien) et j’allais m’effondrer sur le lit défait quand je me suis rendu compte… que je n’avais pas sommeil. Les volets n’avaient pas été fermés depuis plusieurs jours et l’aube naissante commençait à chasser doucement l’ombre la plus profonde de la pièce. Je me suis dit que tout ça n’avait aucun sens… Ma vie je veux dire. Pas plus d’ailleurs que la vie de pas mal d’autres paumés dans mon genre. On était tous là, plantés comme des bougies sur un gâteau, et on se rendait compte finalement qu’on servait à rien… Enfin moi je m’en rendais compte. Ce qui faisait ma supériorité sur le voisin, Marcus. Un pochetron dans mon style, mais avec la lucidité en moins et des idées sur la réorganisation de la société qui auraient fait dresser les cheveux sur la tête du gauchiste le plus extrémiste. D’après moi, on vivait tous comme des gros rats biens cradoques sur le même navire, et ce navire n’était rien d’autre qu’un gros morceau de fromage déjà grignoté de tous les côtés. J’aime bien utiliser ce genre de métaphores bidons.

Pour l’instant, je suivais mon programme des trente cinq heures. C’était mon délai officiel pour dessaouler d’une bonne biture. Les ignorants disent que l’alcool est seulement nuisible, mais c’est tout à fait inexact. Au contraire, si ça se trouve, l’alcool nous permet de voir les choses comme elles le sont en réalité. Seulement comme la plupart d’entre nous ne supporte pas de voir trop longtemps la réalité en face on s’arrange pour tomber malade ou bien pour trouver de bonnes raisons de ne plus boire. Ce raisonnement paraîtra peut-être incohérent à beaucoup d’entre vous. Pourtant il a germé dans mon esprit au beau milieu d’une phase de lucidité alcoolique, ce qui devrait il me semble, en garantir la pertinence.

Les jours s’écoulaient et ne se ressemblaient pas… Sauf à considérer que les mêmes évènements se reproduisaient sans cesse. Je me saoulais, je gerbais, je pionçais. Souvent je me demandais si la vie valait vraiment la peine d’être vécue. Mais je n’avais pas fini de me le demander que, déjà, je m’étais endormi… Toujours dans des endroits très incongrus pour ce genre d’activité métabolique réparatrice.

Moi, de toute façon, la vie je m’en foutais. Ce que je voulais, ce qui me maintenait encore debout c’était autre chose. C’est pourquoi j’errais des nuits entières dans les labyrinthes de métal et de béton… A la recherche d’autre chose, justement. Sans savoir vraiment quoi. C’était ça, il me semble, mon problème majeur. Le problème mineur étant de pouvoir rentrer chez moi avec un taux d’alcool dans le sang portant fortement préjudice à mes facultés supérieures d’orientation.

Les gens autour de moi ne semblaient pas, pour la plupart, dignes de confiance. C’est vrai quoi… De grands types ou de petites nanas qui passent la majeure partie de leur temps à bosser dans des jobs qui ne leur plaisent pas plus que ça et qui passent la partie restante à imaginer quelle sera leur vie dans quatre ou cinq ans quand ils seront mariés, qu’ils auront une baraque à eux, un chien affectueux, un joli chat, une vieille belle-mère à garder peut-être, un sèche cheveux Rowenta, une putain de télé seize neuvième, le home-vidéo et avec ça, bien sûr, toujours le même boulot pas terrible les trois quarts du temps, mais mieux payé ! Je ne me reconnaissais pas dans ces gens là. Non. Vraiment pas. C’était carrément des loques… Moi aussi remarquez, mais c’était pas pareil. Non, on ne pouvait quand même pas comparer… J’crois pas.

La nuit moi, je rêvais… Et les yeux ouverts encore ! C’est la meilleur façon de rêver. Sans quoi, forcément, on ne voit pas très bien à quoi on rêve. L’alcool aidant, je décollais dans l’éther. Ouais. C’est plutôt intéressant comme expérience. Vous pouvez me croire. Mieux que de participer à Loft Story ça c’est sûr ! La nuit, les gens sont différents. Même ceux qui sont très cons le jour… Leur connerie prend une nouvelle dimension qui les rendrait presque intéressants. Un peu comme des vers luisants… Le jour ils ont très peu d’intérêt, mais dès que le soleil vient à cligner des paupières ces asticots là commencent à faire leur numéro.

Ma vie ressemblait un peu à un camembert trop fait, tout dégoulinant et bourré d’asticots qui s’agitaient dans tous les sens. Passé minuit ça devenait une vraie boite de nuit, gluant mais parsemé de jolies paillettes mouvantes… Je vous avais prévenu pour les métaphores à deux balles. Chacun son péché mignon.

Le jour je rêvais aussi remarque, parfois. Je ne voyais pas vraiment ce qui se passait tout autour. Tout le cirque. Ça m’intéressait pas. Les gens vont et viennent. Bon, ils font ce qu’ils veulent en même temps. C’était pas mon problème. Des fois il me venait l’envie de tous les voir subitement se dessécher et puis crever, comme les fleurs qui se fanent en accéléré dans les documentaires d’histoire naturelle à la télé. Il me faisaient tous tellement chier. Ils n’avaient qu’a bouffer leurs putains d’hamburgers et choper une bonne encéphalite spongiforme ! Leur cerveau se serait peut-être mis à fonctionner un peu plus sainement ? Qui sait ? Moi l’encéphalite je l’avais de naissance. Elle était peut-être pas spongiforme, mais elle était d’une forme pas banale. Je vous l’assure. Parole de Benoît Collar. Une parole qui, soit dit en passant, en vaut bien une autre, je vous l’accorde aisément. Mais je ne vais quand même pas jurer sur la bible, je ne crois pas en Dieu ! Enfin pas en celui-là en tout cas… Oui, le Dieu unique tu parles. Il n’a d’unique que sont nom ! Mais de quoi est-ce que je causais ? Ah oui, mon encéphalite au profil très personnalisé… Je n’étais pas fou mais… une approche un tant soit peu bâclée de mon profil psychique aurait pu laisser croire le contraire aux esprits les moins perspicaces. Or, quand on sait que rentrent dans cette dernière catégorie au moins les trois quarts de la population, on comprend mieux les motifs d’une certaine hostilité ou d’une incompréhension manifeste, d’ailleurs réciproque, entre votre serviteur et ce domaine étrange peuplé d’être vivants qu’on appelle généralement : les autres.

Entre les autres et moi, ça n’avait pas toujours été une torride histoire d’amour. C’était flagrant. J’avais du mal à m’y faire, mais il fallait bien se rendre à l’évidence : je n’étais pas seul sur terre. Ça n’était pas une grande découverte, peut-être, mais détrompez-vous quand même, car ce sont souvent les choses qui paraissent au premier abord les mieux établies qui, suite à un examen approfondi, s’avèrent totalement erronées. Tenez, prenons un exemple. Marcus, mon voisin de l’époque. Il avait l’air d’un parfait crétin au premier abord… Bon d’accord c’est pas un bon exemple. Mais cherchez vous-même vous en trouverez sûrement. Il est statistiquement impossible que je raconte systématiquement des conneries. Même si j’ai pas fait l’E.NA je ne suis quand même pas tombé de la dernière pluie. Quand j’étais gamin je lisais déjà Ça m’intéresse pendant que d’autres en étaient restés à Pif gadget. Enfin tout ça pour dire que la communication représenta longtemps pour moi un concept hautement problématique. J’entends la communication entre deux ou plusieurs êtres humains ou assimilés comme tel… (décidément Marcus m’obsède).

Par exemple, je préférais toujours acheter mes fringues dans des endroits style grandes surfaces parce qu’au moins je n’avais pas à supporter un de ces vendeurs-ventouse qui cherchait à vous refiler tout le stock de sa boutique quand vous veniez seulement regarder si un de ses falzars coïncidait avec vos critères anatomiques personnels.

J’aimais pas les gens. C’était comme ça…. Et les gens me le rendaient bien. Je rends hommage à leur sens inné de la justice. D’abord, généralement, quand je décidais, au prix d’un effort sur moi-même ou plus souvent par simple nécessité, de m’adresser à quelqu’un, j’éprouvais constamment la sensation que la personne en face ne comprenait pas un mot de ce que je lui racontais. Dans  les bars encore plus qu’ailleurs. C’était quand même pas croyable ! Je ne parlais pourtant pas le dialecte vulcain ! Et mes oreilles n’étaient pas pointues comme celles de Spock ! Un peu décollées tout au plus…

Parfois je posais mes fesses sur un banc dans un jardin public et je regardais passer ces primates bipèdes à l’espèce de laquelle j’ai l’honneur d’appartenir. Quelle chance… Je me demandais bien où ils allaient tous ces blaireaux. Ça allait ça venait comme des fourmis ouvrières. Ça ne s’arrêtait jamais. A force je finissais par en avoir mal au crâne. Ils m’ennuyaient tous prodigieusement. Alors je me levais… et je faisais comme eux, je circulais. J’allais voir ailleurs si le fond de l’air sentait meilleur.

 

Max Lector, Seuls les presbytes ne peuvent pas voir la mort de près ed Le Manuscrit, 2003

Acheter ce livre

 

 
 
 
 
 
 

Inauguration de mon blog

Voilà c'est fait. J'ai mon blog. Moi Max Lector, loser parmi les losers et peut-être écrivain (plutôt écrits vains jusqu'à présent) trop nul et trop fainéant pour construire un site web je m'injecte dans le Grand réseau pour, entre autre, donner un aperçu, à qui aura l'occasion ou le désir d'en prendre connaissance, de mes oeuvres... Déjà accessibles par ailleurs sur le web mais selon d'autres modalités...

02:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)