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30/11/2006

La vie des animâles

 

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L’envie de me vider

Me vint

Quand cette vilaine

Voulut

M’allumer les veines.

J’étais violet

Mes sens en ébullition

M’auraient rendu violent. 

Elle chuchota avec aplomb

Dans mon cornet acoustique

Quelques paroles plutôt lubriques

Sur la vie peu banale et désinhibée

Des singes bonobos du Congo.

Elle me prenait la tête la minette

Avec ses idées un peu simplettes

Sur les primates et leur quéquette.

Moi j’étais pas un gorille bronzé

Mais mes biceps avaient septuplé

Depuis que je me gavais

De supers gélules brevetées.

Celles du grand Chuck Norris

Qui passe à la télé après minuit

En vanter l’efficacité garantie

A des obèses pleins de varices.

J’avais du mal à me gratter

Pouvais plus plier les bras

Tendus comme les tétons siliconés

De cette traînée de Paméla.

Pourtant le temps passait

Et elle ne partait pas

J’étais coincé comme cochon d’Inde

Dans un conseil d’administration

En pays de vaches sacrées et sans aide

Je sentais monter la pression.

J’étais possédé par le diable

Mais le démon en moi débandait

Devant cette satanée blonde.

Le flot de ses paroles me berçait

Tant et si bien que je m’endormais.

Je pus habilement m’éclipser

Simulant un rancard pressé 

Berner la blonde et filer fissa.

Sur une trottinette à moteur

Je gagnai l’équateur

Débonnaire

En quête du bonheur

Ou au moins du bon air

27/11/2006

Le mariage homosexuel incestueux chez les catholiques extrémistes

 

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Philippe du Pied du Fou décide d’encourager la reproduction au sein de sa propre progéniture afin du lutter plus efficacement contre les dangers de l’immigration qui pourrait dénaturer la pureté de la race françaiiise.

Malheureusement, l’éducation religieuse très stricte des rejetons ayant censuré toute forme d’éducation sexuelle, les premiers essais sont peu concluants…

http://politique.fluctuat.net/blog/tag-de-villiers.html

Dessin: René Bickel

25/11/2006

Schizophrénie party

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Il était temps de composer
Avec toutes mes personnalités

Temps de vraiment me décomposer

Trop longtemps j’eu l’illusion

De ne faire qu’un seul ego

Mais mon moi c’était l’union

De plusieurs pièces de Lego

Désormais je sais

Que je pense donc les autres aussi

Les autres moi en moi

Ne me laissent plus de bois

J’en vois de toutes les couleurs

Tout n’est pas noir ou blanc

Ma conscience a ses compartiments

Mes vies parallèles sont aussi belles

Que des séries de clones souriants

Je suis ici, je suis ailleurs

Même mon facteur en perd le Nord

J’hésite et commets des erreurs

Parce que en moi tous ces butors

Veulent balancer leur opinion

Clamer la vérité et toutes ses variétés

Suivant un style parfois retors

Rien n’est jamais pareil

Sous le même soleil

La multiplicité est un mode de pensée

Qui rend les synthèses compliquées

L’anatomie de l’unité est moins nette

J’ai compris qu’on ne comprend jamais

Succession de rôles à plusieurs casquettes

Ou le jeu des reflets fait vraiment  réfléchir

Jamais la lumière n’éclaire tout le mental

Ces paradoxes la font souvent faiblir
Au bord du lobe occipital

04:00 Publié dans Poézizi | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poésie, littérature

23/11/2006

Recherche baby-sitter

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Recherche baby-sitter

Pour m’aider à sucer mon pouce

Trop fatigué de lever le bras des heures

De saliver pour que ça mousse

Recherche baby-sitter

Pour m’attacher au radiateur

Quand je suis de sale humeur

Finie ma cure de Prozac

Je désire quelque chose de moins toc

Quelque chose de moelleux

Pour m’enfoncer avec bonheur

Recherche une baby-sitter

Pour m’allaiter à toute heure

De sa personne m’alimenter si bien

Et nourrir en mon sein

Des sensations avec les siens

Recherche une baby-sitter

Qui me donne le bain

Sache frotter avec ses mains

Me fasse plaisir et même rougir

Main de velours sous gant de crin

Cherchant sur ma peau

Des volumes adipeux

Ou pas

04:40 Publié dans Poézizi | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : poésie, littérature

21/11/2006

Confession de confusion

 

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Cerise sur le gâteau

De tout ce chaos

J’étais le fruit confus

D’un processus de destruction

Un mouvement de régression

Prêt à presser le bouton

Pour ma mise en orbite

Autour de ce trou béant

Cet abîme sans limite

J’étais encore hésitant

L’avenir restant muet

Je ne savais que penser

J’étais muré dans l’arène

Et la vue du taureau me troublait

C’était tentant de se tuer, maintenant

Pour éviter de se laisser déchiqueter

Mais j’étais trop vivant en dedans

Pour laisser la mort m’humilier

Je tournai le volant vers une autre voie

Je voulais changer de circuit je crois

Ne pas laisser l’abîme m’embaumer

Mon diamant verbal

Taillait dans le chaos de l’innommable

Mon espace vital

Une espèce de région habitable

 

*Photo : René Magritte, la Reproduction interdite

02:54 Publié dans Poézizi | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poésie, littérature

19/11/2006

La vie c'est beau comme une escalope de veau

 

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La vie c’est beau

Comme une escalope de veau

Les gens sont gentils

Avec leur gros zizi

La vie c’est triste

Comme un cornet de frites

Les gens sont cons

Comme un gros en caleçon

La vie c’est amer

Comme le saint-Nectaire

Les gens sont menteurs

Ils vous demandent l’heure

La vie c’est hostile

Comme un pédophile

Les gens mâchent du Malabar

Et matent les gros nibards 

La vie c’est facile

Comme du spermicide

Les gens font du stop

Ils jouent au loto avec leur capote

La vie c’est ringard

Comme du gros pinard

Les gens veulent changer

Sans se couper les ongles des pieds

La vie c’est stylé

Comme une lunette de WC

Les gens aiment frimer

Les pieds dans le plat de saumon fumé

La vie c’est comme tu veux

Des nouilles au dîner du caviar au goûté

Les gens sont snobs et frimeurs

Ils veulent l’argent et la cuisine au beurre

17/11/2006

Le grand saut

 

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Le grand saut

Démembrement

Au-delà de tout par-dessus ce gouffre

Plonger dans l’abîme sans trop s’abîmer

Sous terre, sous mer, survivre

Sentir le pouls des choses sous l’écorce dure

Violence créative. Mourir peut-être…

Mais vivre sûrement

Vouloir. Désirer comme la pierre

Cœur en cyclone

Voir dans le noir

Bandeau des rêves sur les paupières

Instinct d’une espèce abstraite

Magique pour quelques secondes d’hypnose

Se redresser et voler à l’éclair

Sa force

La foudre du félin

Le vouloir en tête de bélier

Sombrer une nuit

Sous le soleil d’un grand amour

03:15 Publié dans Poézizi | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : poésie, littérature

16/11/2006

Kaléidoscope

 

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Tout était rouge

Red comme la mort

Tout était vert

D’un vert mystère

Lumière bleue

Au bord de tes yeux

Une rage orange

Me rend rêveur

Un soleil blanc

Me lave tout en dedans

Ses rayons ultraviolets

Se lovent dans mon cerveau violent

Une rose bleue

M’égratigne le blanc

Des yeux

L’air est si mauve

Qu’il me rend mou

Je deviens presque fou

Sur mon menton je bave

La nuit tous ces chats gris

Sont ils verts à midi ?

 

03:32 Publié dans Poézizi | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : poésie, littérature

13/11/2006

Questionnaire de la mort qui tue

Comme en lisant le questionnaire à la con propagé par Martin Lothar, Pierre et d’autres je me suis rendu compte que machinalement j’avais déjà répondu à la moitié des questions, j’ai fait la suite et je le balance ici :


1. Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la ligne 4
« Cette pièce correspond avec le début de la deuxième période dans l’œuvre beethovénienne, la plus audacieuse, celle qui se synchronise le mieux avec le Bernard Tapie des années 1980. »
Initiation à l’ontologie de Jean-Claude Van Damme, par Monsieur Vandermeulen (voir colonne de droite)


2. Sans vérifier, quelle heure est-il ?
17h23 
 

3. Vérifiez
4h17
 
4. Que portez-vous ?
 Une guirlande de Noël et une chaussette (noire)

5. Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

J’étais aveugle. Je vois ! Miracle !! 
 

6. Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
Les vaches qui miaulent dans les prés.

7. Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
Le 8 aout 1974. J’ai eu peur je suis vite rentré.

8. Avez-vous rêvé cette nuit ?
J’ai rêvé que quelqu’un m’obligeait à répondre à un questionnaire dans lequel on me demandais si j’avais rêvé cette nuit et je répondais que j’avais rêvé que quelqu’un m’obligeait à répondre à un questionnaire dans lequel on me demandais si j’avais rêvé cette nuit et je répondais que…

9. Quand avez-vous ri la dernière fois ?
La dernière fois que j’ai balancé mon ordine par la fenêtre sur une vieille en fauteuil roulant (j’ai cessé de rire quand je me suis aperçu que je l’avais ratée).

10. Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Des plans de la banque de France et des sous-sols autour de la banque de France.

11. Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une torche électrique

12. Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Les Choristes (à la suite de quoi j’ai renoncé définitivement au cinéma)

13. Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Robert, mon rhinocéros domestique, n’a pas enfilé ses gants mapa pour faire la vaisselle, alors qu’il est compulsif obsessionnel.

14. Que pensez-vous de ce questionnaire ?

Je pense qu’il est moins onéreux que quinze ans de psychanalyse, surtout en terme financier.
 

15. Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore
J’ignore qui je suis.
 
16. Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?

Axelle (Lector)
 
17. Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?

Karl-Adolphe (au cas où il serait ambidextre)
 
18. Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?

Je me sens partout à l’étranger. D’ailleurs je me pose souvent des questions, mais je comprends pas la langue de la réponse. C’est bien la preuve.
 
19. Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

Vous allez bien ?
 
20. Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?

La couleur de ma cravate*
 
21. Aimez-vous danser ?

Oui, surtout la danse des canards dans des meetings politiques.
 
22. Georges Bush ?
Tu m’étonnes qu’il soit contre l’euthanasie.

23. Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
 « On est pas couchés », mais j’me suis endormi.

24. Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?

Kroco
Calliope
If6was9
Penélope Cruz

( Ah, on fait moins les malins maintenant hein!! Surtout Penélope…)



*J’ai menti, j’ai pas de cravate.

11/11/2006

Que faire de votre vieil ordinateur obsolète ?

 

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Jetez le par la fenêtre sur une vieille en fauteuil roulant. Vous ferez ainsi un peu de sport, tout en diminuant votre stress et en amusant les enfants qui jouaient sur le trottoir.

http://news.fr.msn.com/Article.aspx?cp-documentid=1245331 

Avertissement: attention toutefois, on peut rapidement devenir accro et négliger femme et enfants pour consacrer des journées entières à ce nouveau jeu.

02:30 Publié dans Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : humour, actu

10/11/2006

Daddy Pouf rappeur repu

 

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Il était le meilleur

Le plus hot des rappeurs

Daddy Pouf maîtrisait le flot

Le flux des mots c’était son art

Son beat punchy boxait le lard

Père de tous les rappeurs obèses

Daddy Pouf gagnait tous les défis

Que ses ennemis de la rime balèze

L’obligeaient à relever sans répit

Le hip hop l’avait sorti du clan des ploucs

Désormais dans sa Porsche Boxster

Il souriait, se souvenant de tous ces ringards

Ses chaînes en or autour du cou

Lui donnaient le style Zoulou

Daddy Pouf était fier d’être enfin une star

Il se goinfrait de hamburgers

Trempés dans des bols de caviar

Les dollars rentraient et Daddy devenait plus dodu

Dans le ghetto du Bronx

Ses frères blacks disaient

Ton bizness est plus juteux que celui d’un mac

Un bon gros big mac avec ses girls de cloaque

Lui maintenant il s’en foutait

Il était blindé à bloc

Son destin l’entraînait en TGV

Sur de longs rails de coke

08/11/2006

Inhumain trop inhumain

 

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J’étais l’inhumain

Mon âme inhumée

Dans un coin creux du corps

Scellée comme un sort

Je m’animais un peu mais dans le fond

J’étais mort

J’avais de l’or pourtant

J’avais de l’or dans mes doigts pleins de vent

Car de l’inhumanité

Naissent des pépites de pureté

J’étais l’inhumain

Je ne m’aimais pas

Tête de chien sur corps de nain

Je mimais la maladie

Comme on ment à la vie

J’étais vide et j’étais plein

Plein de vide et vivant pourtant

J’étais l’inhumain

Et je me nommais avec des mots déments

Cherchais la vérité en différant les filtres

J’étais beau et laid, grand et petit

Perdu au centre du paradoxe

Mon portrait en forme de X

Parfois l’inhumain s’animait

Mais c’était nul

Et pourtant et pourtant

Au cœur de l’inhumain

Des rêves qui surpassaient l’humain

Sous la terre enfoui le soleil vert songeait

Qu’un jour ce serait sa place

Dans ce monde inversé

La place de l’inhumain

Mauvais

Mais quand même malin

03:25 Publié dans Poézizi | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poésie, littérature

06/11/2006

Dingo Dog et la bimbo bitch

 

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Chien fou des heures mauves

Dingo comme une algue

Agitée du bocal

Les mères sombres ramènent à la surface

De la piste de danse bébé

Ce petit bibelot bimbo

La fille objet qu’on croit cruche

La fleur fatale

Avec son cœur d’uranium animal

Dingo Dog lape le lait tourné

De cette chatte au désir tourmenté

Le chien fou fait le beau

Et dans son miroir

Le minois rose sourit

Ses petits seins séduits

Minuit c’est maintenant

Que tous les matous se grisent

L’alcool cool rend les corps flous

Sous les jupes l’origine des nuits incendiées

Se mêle de musique sexy

05/11/2006

Les trois yeux de la grâce

 

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                           Guernica (détail), Pablo Picasso

 

 

Il savait que la beauté n’est pas là

Où on croit la trouver

Il voyait

Avec l’esprit ouvert en iris vert

Replier l’espace, le casser

Faire surgir dans ce réel, ce faux-semblant

Une autre figure

Vérité plus tranchée

Enclume posée au cœur des rêves

Pour montrer enfin l’indémontrable

Capter dans l’espace la veine secrète

Cette dimension cachée

Que d’autres physiciens avaient dépeinte

Sans user des pinceaux

Son Minotaure avait su trouver

La minute précise

Où le temps sort de son rail

Les deux visage de Janus surpris

Au même moment dans la paume tendre

De son miroir de mage.

Le pinceau tendu comme une baguette de sourcier

Il chercha la fontaine de l’intarissable couleur

04/11/2006

Cinquante euros oui, mais dissouts c’est pas cher !

 

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           Changement de look chez les banquiers allemands

 

Plus la peine de jeter l’argent par les fenêtres ! A la pointe du combat écologique mondial, les banques allemandes innovent en mettant en circulation les premiers billets biodégradables. Mieux qu’un compte solvable, optez pour le compte dissolvable! http://tf1.lci.fr/infos/monde/europe/ 

 

P.S: si vous avez le moindre doute sur la qualité biodégradable de vos billets, pour dormir sur vos deux oreilles n'hésitez pas à les envoyer aux laboratoires Max Lector qui se chargeront gracieusement de faire les analyses nécessaires (frais de port et de maintenance du matériel d'analyse non inclus).

03/11/2006

L'âme métallique

 

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Combat

Combler les failles en bougeant très vite

Le comble, se vautrer comme une masse

Revenir au centre se relever

Combat

Bâtir ce qui toujours sera défait

Serrer les dents l’étau de l’âme

Le sang s’accélère, acéré, le feu des veines

Se relever frapper, se relever refrapper,

Jamais, non jamais le nez resté dans cette sciure

Se vider plutôt se vider de tout ce fiel

Se rendre plus dur, se rendre plus lourd

Ne jamais se rendre

Marcher, mécanique des nerfs

Marcher droit vers l’horizon qui persévère

Mental solaire, solitude et vengeance

Se livrer pour se délivrer au pire

Se rendre hermétique se donner une chance

Sentir ce goût acide

Sentir la vie

Lucide

03:10 Publié dans Poézizi | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : poésie, littérature