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06/01/2007

Loterie fatale


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Au carrefour des possibles

Je me demandais

Si un petit grain de sable

Ne pourrait pas tout foutre en l’air

Venant s’immiscer

L’air de rien

Dans le rouage rouillé de cette

Sombre mécanique pathétique

L’horizon semblait s’éloigner

A mesure que je pressais le pas

Mon futur m’échappait

Le passé grignotait le gras de

Mes petits mollets

Nous en étions tous là

Embarqués de force

Dans cette triste farce

Le manège tournait tournait

Et ma tête

Mon Dieu ma tête

Se sentit tentée de tout arrêter

Le grain que j’avais conservé

Je l’injectai dans la grande roue

J’aurais voulu la voiler

Que enfin me soit dévoilée

Une autre voie

Paysage nouveau et moins ennuyeux

D’un monde encore inconnu

Une belle avenue

Vers des mystères

Aux yeux bleus clairs

06:05 Publié dans Poézizi | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : poésie, Littérature

Commentaires

il me semble me souvenir d'une démonstration Kantienne sur les thalers réels et possibles , ça m'avait marqué à l'époque, 10 thalers réels ne sont ni plus ni moins que 10 thalers possibles? est ce que c'est ça?
fais nous un petit cours sur tes reels et tes possibles , ce serait sympa. on comprendrait mieux ce que tu veux dire.
bibises (possibles et virtuelles donc réelles) seul un clavier nous sépare.

Écrit par : if6was | 06/01/2007

Je me rappelle vaguement de la démonstration sur les thalers (la monnaie allemande de l’époque). Je ne crois pas du tout que Kant dressait l’équivalence entre le Thaler réel et celui qui est seulement possible !
Je me souviens mal, mais il me semble qu’il s’agissait au contraire de montrer que le "concept" de l’existence d’un objet (sa seule "possibilité" donc) était bien différent de son existence "réelle". Rapport à la vieille preuve ontologique de l’existence de Dieu ( :L’idée de Super Mario étant parfaite elle inclut forcément son existence. Démonstration permettant de se passer de tout recours à l’expérience) prônée par ces gros nazes de scolastiques (ceux qui sucent les doigts de pied d’Aristote).

En ce qui me concerne j’étais toujours eu tendance à penser que tout était « potentiellement » (nuance de taille !!) possible. Le problème étant qu’on ne connaît pas forcément le moyen qui serait précisément celui nécessaire à la réalisation de son but en un temps t…
La réalité dépasse toujours la science fiction !! Et de très loin je pense ! Penser l’inverse me paraît d’une infinie naïveté (Bien sûr un h de Cro-Magnon à qui on aurait tenté d’expliquer la physique quantique se serait bien marré… On est toujours tous un peu ou beaucoup Cro-Magnon (et le faite que j’ai un slip en peau d’ours n’a rien à voir dans cette conclusion)

Néanmoins j’ai la très pénible sensation de marcher dans des sables mouvants depuis des années et même si la situation s’est améliorée c’est très chiant pour ne pas dire plus…
Ne jamais baisser sa garde c’est fatiguant, mais bon si les choses étaient trop simples j’imagine que ça n’en vaudrait pas la peine…
De toute façon les gens qui ont une vie « normale » ont l’air de tellement s’ennuyer. Crever virtuellement pour toute une vie ou risquer de crever réellement ?

Tes bises sont virtuelles, mais ton message est bien réellement écrit sur mon blog ;-)

P.S : toute façon chuis cinglé :-) faut pas écouter c’que j’dis les enfants.

Écrit par : Max | 06/01/2007

Est-ce que je suis anormal si je ne comprends pas l'intégralité des 112 significations possibles de tes poèmes ?

Écrit par : pierre | 08/01/2007

C'est vrai ça, de quoi t'as l'air maintenant ? et demain la monade, et pourquoi pas le sein ou encore le monde selon Wittgenstein.
Sinon d'accord, la mort virtuelle tous les jours (la petite mort, c'est bien de ça que tu parles, hein ?) et la mort réelle pour les autres. Basta ! (pourrais-tu agrémenter ton blog de photos ;o que je puisse me suicider virtuellement demain vers 21 heures ?)

Écrit par : phénix | 08/01/2007

Pierre> Pfff. Mais non gros bêta ! Il y a seulement 111 significations possibles ! (en comptant bien sûr l’exégèse incontournable de Jean-Claude Van Damme) Quel grand distrait ce Pierre.
Ceci dit va quand même voir un oto-rhino au plus vite. Juste pour pas prendre de risques.

Phénix le chat> Ben chuis un monstre, je vous l’ai déjà dit non ? Mais ça se voit pas sur une photo... Pour tes 21 grammes de suicide virtuel va quand même falloir trouver autre chose (gros dégoûtant!).

Écrit par : Max | 08/01/2007

Faut pas jouer au poker avec la mort : Elle triche comme une arracheuse de dents à bridge et à roulette russe ; ses dés sont pipés (mais pas nous) ; ses cartes bisautés et elle sait nous faire perdre la boule quand elle veut en nous fixant droit avec ses yeux en billes de loto.

Écrit par : Martin Lothar | 08/01/2007

tu as raison pour kant et sa réfutation de la preuve ontologique,(alors dieu il existe ou pas,)bon à part ça,
comment ça va max???
as-tu donné à manger à ton chat?,
je suis d'accord avec martin ,on ne joue pas à n'importe quoi sur les bancs de l'école,
et j'ajouterai qu' il suffit d'un instant pour détruire, jouir, tuer, se faire tuer faire fortune et même oui rencontrer l'amour au coin de la rue,
pourquoi critiquer les gens qui ont (d'après toi ) une vie normale, tu ne connais rien de leur vie et des difficultés qu'ils peuvent y rencontrer et qui sont peut-etre les mêmes que les tiennes,
pour trouver sa place dans la vie il faut etre dans la realité, etablir le contact avec des gens reels, moyens comme nous le sommes tous et arreter de croire aux miracles, car c'est avec et dans les relations simples et reelles que l'on crée de l'altérité, de l'audacieux et même du sublime,
si la réalité te pèse, digère là et recrée là comme faisait picasso, et au carrefour trouve toi un petit fétiche pour t'accompagner,
si possible
avec les yeux bleus,
mais
exprime ton amour
et arrete de flipper , max t'es pas tout seul, ( les violons) non serieux
tout le monde a beaucoup d'estime pour toi ici,
et aime ce que tu ecris,
tu vois il suffirait presque de croire que
comme dans le film in the mood for love,
quand le mec descend son escalier de merde,
et qu'il aperçoit sa voisine,
ce moment profondement poétique où l'on touche le vide infinitésimal et sacré qui termine une mort et commence une métamorphose,
bon sur ce ,
je te laisse
bisous et @++

Écrit par : if6 | 09/01/2007

Leu Warou> Bon c’est vrai que c’est pas très fun comme thème. Mais en même temps j’allais quand même pas parler de… je sais pas moi… la mayonnaise !!?
J’ai ma dignité moi, Mônsieur.
:-))))))))

If6> J’aurais bien du mal à donner à manger à mon chat vu que j’en ai pas. Tu me diras c’est un détail… Ouais c’est vrai.
Mais si tu parles du chat maigre, paradoxalement (relativement à son étrange patronyme) ce serait plutôt lui qui parfois me refile un bout de sa pizza qu’en il passe chez moi (quel altruiste… un peu comme l’abbé Pierre)

Pour le reste… Ouais ouais ouais… Que dire ? Les jeux de mots de notre pote le loup c’est sympa, mais bon, faut parfois mettre aussi un peu de contenu(y va apprécier). Je suis d’accord au moins sur un point avec toi, c’est souvent en partant de détails infimes et insignifiants qu’on peut apprendre à faire émerger des instants vraiment à part (on peut appeler ça la poésie sans doute), mais justement je crois que l’intensité hors norme (en dehors de la normalité…) de ces instants n’est pas une fuite de ce que la plupart des gens prennent pour la réalité (une accumulation de clichés et d’automatismes physiques, psychiques et philosophiques, tous d’ailleurs très utiles pour gérer le quotidien, là n’est pas la question) mais plutôt une sorte de gain de réalité, si tenté que cette expression ait un sens.
Enfin bref, rien de très nouveau… La suite au prochaine épisode. On est pas sortis de l’auberge, c’est moi qui vous l’dis…
Puisque tu veux parler concret If t’en es où alors toi-même en ce moment sur le plan de tes perspectives artistiques ? Des projets, des contacts, des envies ?

Écrit par : Max | 09/01/2007

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