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<title>Accèlector - philolector</title>
<description>Le blog de l'auteur Max Lector</description>
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<title>&quot;Ce qui ne tue pas rend plus fort&quot; Nietzsche</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Max Lector)</author>
<category>Philolector</category>
<pubDate>Mon, 04 Sep 2006 02:27:09 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Depuis son entrée dans le coma Gérard avait une patate d'enfer&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://accelector.hautetfort.com/images/medium_operation2.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://accelector.hautetfort.com/images/medium_operation2.JPG&quot; alt=&quot;medium_operation2.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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<title>&quot;Le laid peut être beau, le joli, jamais.&quot; Paul Gauguin</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Max Lector)</author>
<category>Philolector</category>
<pubDate>Sat, 20 May 2006 04:35:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://accelector.hautetfort.com/images/medium_009.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_009.jpg&quot; src=&quot;http://accelector.hautetfort.com/images/medium_009.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Marilyn Manson&lt;/div&gt;
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<title>Suprématisme, phénoménologie et univers lynchéen</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Max Lector)</author>
<category>Philolector</category>
<pubDate>Thu, 02 Mar 2006 22:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://accelector.hautetfort.com/images/medium_suprematisme_1917.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_suprematisme_1917.2.jpg&quot; src=&quot;http://accelector.hautetfort.com/images/medium_suprematisme_1917.2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Suprématisme 1917&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pourquoi comparer les conceptions de &lt;strong&gt;Kasimir Malévitch&lt;/strong&gt; à celles de &lt;strong&gt;Husserl&lt;/strong&gt; le créateur de la phénoménologie&amp;nbsp;?&lt;br /&gt; Et bien alors que le suprématisme de &lt;strong&gt;Malévitch&lt;/strong&gt; vise un art abolument non objectif, non figuratif, l’ambition initiale de la &lt;strong&gt;Husserl&lt;/strong&gt; était de concevoir une philosophie comme science rigoureuse&amp;nbsp;! C’est à dire absolument objective. Un empirisme absolu, qui se différenciera en réalité beaucoup de ce que l’empirisme désignait jusqu’alors. Le fameux «&amp;nbsp;retour aux choses même&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans certains de ses premiers bouquins( voir « L’idée de la phénoménologie ») Husserl insiste sur ce qu’il appelle « l’énigme de la transcendance » ( où le mot transcendance désigne le simple fait pour un objet d’exister « en soi ») C’est complètement étrange et fascinant. En effet, comment la conscience, « l’en soi » du sujet, peut-elle en quelque sorte jaillir hors d’elle-même pour atteindre l’objet qui lui-même est censé exister « en soi » indépendamment du regard de tout observateur posé ou non sur lui ?&lt;br /&gt; Au premier abord le problème ne paraît pas si compliqué que ça. On pense tout de suite à une explication de type par exemple physiologique. Les stimuli sensoriels enregistrés par les organes des sens eux-mêmes transmis sous forme d’ondes électriques par les nerfs jusqu’au cerveau etc… Mais ce serait oublier que toute cette explication comme toute théorie scientifique du même genre est elle-même basée sur des observations empiriques faites sur des objets eux-même transcendants (existant en soi) : les organes des sens, les nerfs, les appareils de mesures etc…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://accelector.hautetfort.com/images/medium_cervolat.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://accelector.hautetfort.com/images/medium_cervolat.2.2.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0033&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le cerveau: un &quot;objet&quot; de perception comme un autre...&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En réalité pour comprendre l’attitude du phénoménologue il faut revenir au doute hyperbolique de &lt;strong&gt;Descartes&lt;/strong&gt;. Nous éprouvons tous la conviction intime que le monde matériel existe, mais le prouver rigoureusement reste une autre histoire ! Par contre lorsqu’on remet tout en question il reste le fameux &lt;em&gt;cogito&lt;/em&gt; : je ne peux pas douter au moment ou je le fais que je suis en train de penser que je doute… La seule véritable certitude c’est bien celle-là : les diverses &lt;em&gt;cogitatio&lt;/em&gt;, quelqu’en soit par ailleurs le contenu (doute, imagination, perception(car voir, c’est en fait penser qu’on voit), volontés particulières ou autre) Et bien le champ phénoménologique c’est ça !&lt;br /&gt; Les choses qui traversent le champ de notre conscience existe-t-elles ou non ? A partir de là on s’en désintéresse (la fameuse &lt;em&gt;époché&lt;/em&gt;, la « mise entre parenthèse du monde objectif ») Et la première observation qui suit cette conversion du regarde c’est le fait que la conscience est toujours conscience de quelque chose, ce que &lt;strong&gt;Husserl&lt;/strong&gt; appelle « l’intentionnalité ». L’intentionnalité, cette corrélation entre sujet et objet,&amp;nbsp;est donc première (d’un point de vue logique) sur le sujet et sur l’objet. D’où l’ambiguïté pour une démarche qui était censé trouver les fondations du réel.&lt;br /&gt; Une fois accomplie cette conversion du regard qui nous plonge de plein pied au cœur du champ phénoménologique on ne se retrouve donc pas seulement dans une vague attitude d’observateur qui décrit les choses mais bien plutôt&amp;nbsp;dans une sorte « d’ailleurs » (la red room ?) là où les choses, les objets (y compris son propre moi empirique psychologique ou organique) ne sont pas encore envisagés comme tels (dans leur existence en soi) mais seulement comme de simples phénomènes, loin du dilemme entre le point de vue matérialiste et celui du subjectiviste.&lt;br /&gt; Quand on y réfléchi c’est très étrange. Une position qui adhère au plus près de la réalité tout en étant « hors du monde » tel qu’on le conçoit habituellement. Il faut souligner que dans cette dimension là, le statut du réel et celui de l’imaginaire deviennent quasiment identiques. Confusion troublante qui évoque l’univers des films de &lt;strong&gt;Lynch&lt;/strong&gt;. Partout il ne subsiste que de simples phénomènes et la réalité dite objective ne relèvera en fait que de liaisons nécessaires a priori entre certains de ces phénomènes. Comme par exemple celle qui lie la cause à son effet.&lt;br /&gt; Mais pour moi, au-delà de ce sentiment d’étrangeté de décalage chez &lt;strong&gt;Lynch&lt;/strong&gt; il y a presque toujours un élément affectif et tragique puissant. Les personnages oscillent toujours au bord d’un abîme, celui de leur propre déchéance et déchirement radical. Heidegger insistait sur l’&quot;équivalence&quot; entre l’Etre et le Néant dans la mesure où justement l’Etre ne peux jamais s’identifier à un simple « étant » une simple « chose ».&lt;br /&gt; La mise en doute du réel sa mise en scène surréaliste et étrange induit déjà une certain décollement du monde des choses, des simples objets empiriques, mais pour approcher de plus près l’Etre lui-même une crise émotionnelle plus profonde est sans doute nécessaire, au risque de se perdre définitivement d’en mourir ou de sombrer dans la folie…Rôle que &lt;strong&gt;Heidegger&lt;/strong&gt; lui-même attribuait à l’angoisse. Parce que quand la peur est peur de quelque chose en particulier, l’angoisse quant à elle n’a pas d’objet. L’angoisse est peur du Rien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Malévitch insiste sur cette notion comme lorsqu’il prétend&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Pour celui qui ne croit pas reste… rien, ce que j’appelle le sans-objet. La beauté n’est plus, ni Dieu, ni la lumière de la science, ni l’art…&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
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