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28/03/2007

Sexcentrique*

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La route était longue

Et le soleil noir de minuit

Me teintait l’âme

D’une lueur vague

Je sentis que mes sens

Peu à peu se laissaient glisser

Dans l’océan lascif

D’une douce descente

Vers des abîmes de beauté

Ses longues jambes

Me semblèrent un signe

Une sensualité acide

Me souda les mains sur

Cette peau si douce

Son haleine me nourrissait

Pour plusieurs mois

Entre ses cuisses séquestré

Le cœur cramoisi de ses émois

Sa voix moite mentait

Quand elle me disait d’arrêter

J’étais tendu et je tentais

D’extraire de cette trappe

Un joyau assez exquis

Une source jaillissant dans son cri

J’étais devenu croyant

Et cette vierge nue

Me trouva cru

Quand je lui plantai

Ma croix de cœur

Dans son ventre-écrin

Je croyais que parfois une nuit

On pouvait espérer sans fin

Une autre forme de vie


*Contrairement aux apparences ce poème racoleur n’est pas un hommage à Benoît VI

**Photo : Dita Von Tesse